Une déception révélatrice

En remontant dans le temps, D. crée le ciel et la terre, les astres, les plantes et les animaux. Il achève la création du monde en insufflant une source de vie à l’Homme. Le Zohar nous dit que ce souffle divin : de Lui-même, Il le lui insuffla. Comprenons par là qu’il ne s’agit pas d’une source d’oxygène extérieure à D., mais bien de son souffle divin véritable, tel un homme soufflant de toutes ses forces pour gonfler un ballon.

Quelle est l’intention du Zohar, de la Torah ? Plus encore, quelle est l’intention de D. dans ce fait extraordinaire ? La vie d’un homme ne saurait être accomplie sans que ce dernier n’aspire à de grandes choses. Il a en lui une nechama qui appartient à l’Infini béni soit-Il. C’est elle qui le pousse à ses grandes aspirations, d’où il tire sa propre essence. En réalité, l’homme, au cours de sa vie, se trouve inconsciemment engagé dans une quête infinie à la recherche de la vérité, de la magnificence et du bonheur absolu.

S’intéressant ici et là à de nouvelles cultures, de nouveaux paysages, voire de nouveaux penseurs ou systèmes politiques, il croit avoir trouvé la voie, l’idéal qui remplit son monde intérieur. Mais il n’est pas encore au bout de ses surprises. Il comprendra bientôt que l’homme qu’il admire tant n’est autre que chair et sang, et que ce paysage n’est qu’une infime partie de l’univers, lui-même dépourvu de libre arbitre et de sens, incapable de nourrir son âme spirituelle. Que faire alors ? Vers où se tourner ? Où trouver ce souffle divin afin de nourrir à nouveau notre fort intérieur ?

« De par les entrailles des hommes saints, Tu es sanctifié. » « Par ceux qui me sont proches, je serai sanctifié. » Contrairement à ce que l’homme pense, nos aspirations spirituelles, voire même matérielles, ne doivent jamais être dépendantes de l’extérieur, d’un tiers. Celles-ci seraient trompeuses et trop éphémères. Il se doit de les trouver à l’intérieur de lui-même, au plus proche de lui, dans ses entrailles, dans le souffle divin que D. lui insuffla de sa propre bouche.

Pour aller encore plus loin, alors même que D. ordonne la construction d’un temple où Il est censé résider, ne croyons pas que D. se trouve à l’intérieur du temple. Non : « Je résiderai parmi vous – à l’intérieur de chacun d’entre vous. »

Le plus grand malheur d’un homme est de perdre ses repères, ses maîtres, les personnes qu’il a tant chéries et estimées, voire de perdre confiance en ceux qu’il considérait comme les sages de l’humanité, ses sauveurs. Mais non, cette peine n’est pas légitime, n’a pas lieu d’être. Bar Kohva n’est qu’un espoir, il n’est pas celui tant attendu. Pourquoi donc se lamenter, être déçu ? « Ne touchez pas à Mes messies, mes prophètes, ne leur faites pas de mal. »

Chaque enfant d’Israël est potentiellement un machiah, chacun d’entre nous a en lui son propre souffle divin, chacun de nous possède en lui son propre machiah personnel. Ne lui portons pas atteinte en regardant ailleurs, en s’imaginant que la solution à nos attentes se trouve dans notre entourage. Balivernes. La clé est entre nos mains.

Édito

Hello les amis, Dites-moi… vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi j’ai intitulé mon site Dvar Matok ?

Eh bien figurez-vous qu’à l’époque, quand j’étais encore jeune 😂, mon oncle Y. me disait souvent lors de nos rencontres, en hébreu :

“Yech lekha eze Dvar Matok al haParacha?” — Tu as un petit Dvar Torah doux sur la Paracha ?

Alors voilà… il est là. Doux, agréable… et parfois même aigre-doux, dirais-je.

Oui, j’aime bien vous piquer un peu, vous surprendre, vous faire réfléchir autrement.

Allez, c’est reparti de plus belle.

À très vite, et n’hésitez pas à me laisser un feedback dans les commentaires ou par mail.

R. Yehouda

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *