Parachat Nasso: Photo non contractuelle

Vous connaissez ces fameux paquets de gâteaux ou de glaces avec leurs images tellement belles, capables de nous faire fondre et qui nous font craquer ?

« Hop la ! Envoyez c’est pesé… Dans le chariot… J’ai comme une sensation que ça va être pas mal cette histoire…»

Et là… Après notre belle berakha… On s’entend alors déclamer :

« Infecte… Quelle arnaque ! Et dire que ça se vend ! Pour le prix que ça nous a coûté… »

Mais vous savez les amis, vous saurez m’excuser pour ma franchise légendaire… Mais nous aussi, parfois, il peut nous arriver de tromper un peu les gens. Un peu… voire plus…. Voilà qui dépend de chacun d’entre nous.

Effectivement, dans la Paracha de cette semaine, Mme Sota est de retour.

Notre dame s’isole avec un homme qui n’est pas le sien. Elle est réprimandée et avertie par son époux de ne plus s’isoler avec cet homme.

Et là… Allez savoir pourquoi… Elle récidive. Notre histoire se complique. Elle doit alors comparaître devant D. Et bien entendu… vous connaissez la suite.

Cependant, avant même de la faire boire, le Cohen découvrait ses cheveux, les détachant en public.

Mais, pourquoi donc ? N’est-il pas interdit pour une femme mariée d’avoir les cheveux découverts ?

Bien sûr que si.

Il va sans dire que notre Sainte Torah cherche ici à transmettre un message à notre Mme Sota.

Madame a su se faire belle pour et devant son “amant”.

En réponse, ses cheveux seront découverts en public afin que la honte subie vienne maintenant expier celle qu’elle aurait dû ressentir en s’isolant avec cet homme étranger.

Pourtant si l’on tente de percer le message de la Torah, nous pourrons comprendre que sa visée ne s’arrête pas à la femme Sota, mais s’adresse bel et bien à chacun d’entre nous:

Réfléchis bien et réponds à cette question : « Es-tu véritablement à l’intérieur conforme à l’image que tu montres à l’extérieur ? »

Ces cheveux couverts, signes de noblesse et de réserve, le sont-ils authentiquement, sincèrement… ou simplement en apparence ?

Le tempérament affiché de manière péremptoire à l’extérieur, sur les réseaux, devant la synagogue, sur le trottoir… Est-il aussi magnifique à la maison, avec Mme et les enfants ?

Voilà, je pense, le message profond de notre Paracha.

Et n’allez pas croire qu’il s’agit encore et simplement d’une banale histoire de tsniout pour les dames… Non non.

Il faut savoir y trouver plutôt une histoire d’authenticité, une histoire profonde entre mon moi intérieur et mon moi extérieur. Il faut savoir y trouver un travail qui nous demande d’être “contractuels”… La tête haute et le cœur léger.

Alors allons les amis… Sachons être dans la permanence des “marques déposées”, des personnes dont la valeur ne chute ni à la maison, ni dehors, ni en privé, ni en public…

Des êtres qui sont capables de laisser une empreinte des meilleures partout où ils passent, qui bénéficient d’une véritable “cote”, simplement parce qu’il fait bon vivre à leur proximité, qu’il est plaisant et épanouissant de les rencontrer, d’échanger et discuter avec eux.

 Pour télécharger le Dvar Matok 👇🏻

Parachat Nasso

Édito

Hello les amis, Dites-moi… vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi j’ai intitulé mon site Dvar Matok ?

Eh bien figurez-vous qu’à l’époque, quand j’étais encore jeune 😂, mon oncle Y. me disait souvent lors de nos rencontres, en hébreu :

“Yech lekha eze Dvar Matok al haParacha?” — Tu as un petit Dvar Torah doux sur la Paracha ?

Alors voilà… il est là. Doux, agréable… et parfois même aigre-doux, dirais-je.

Oui, j’aime bien vous piquer un peu, vous surprendre, vous faire réfléchir autrement.

Allez, c’est reparti de plus belle.

À très vite, et n’hésitez pas à me laisser un feedback dans les commentaires ou par mail.

R. Yehouda

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