Pain non prélevé: que faire ?

Question : Bonjour Rav, Je suis arrivé au travail et j’ai constaté que le prélèvement de la ‘Hala n’avait pas été réalisé. Que faut-il faire ? Une partie du pain a déjà été vendue.

Réponse : Tout d’abord, merci pour votre vigilance et votre sérieux.

Il est écrit dans la Torah : « Lorsque vous mangerez du pain du pays, vous prélèverez un prélèvement pour Hachem. » (Bamidbar 15, 19)

Le Talmud ainsi que les décisionnaires ont déduit que la Mitsva de la ‘Hala n’est d’ordre torahique que lorsque la majorité du peuple juif réside en Israël et que les céréales ont poussé sur la terre d’Israël.

De nos jours, le prélèvement de la ‘Hala est donc d’ordre rabbinique (Choul’han Aroukh, Yoré Déa 322.2).

De ce fait, il est permis, dans certaines situations, de consommer une partie du pain avant que le prélèvement ne soit effectué.

Toutefois, il faudra veiller à ce qu’il reste une quantité suffisante permettant d’effectuer le prélèvement correctement sur l’ensemble de la production (Choul’han Aroukh, Yoré Déa ; Rama 323).

Dans votre cas, s’il reste au moins la quantité minimale requise de pâte ou de pain provenant du même pétrin, on les rassemblera dans un même récipient ou sous une même couverture afin de les associer, puis on prélèvera la ‘Hala en ayant l’intention d’acquitter également les pains déjà vendus ou consommés (Yoré Déa 327.5; Yalkout Yossef 327.3, voir Birké Yossef plus loin).

À posteriori, il serait judicieux, pour le machguia’h, de mettre en pratique la solution mentionnée par le Choul’han Aroukh (Yoré Déa 327.2) : lors du premier prélèvement de la journée, il déclarera explicitement :

« Ce prélèvement de ‘Hala s’applique également à tous les pétrins qui seront réalisés aujourd’hui. »

Le morceau prélevé sera alors conservé jusqu’à la fin de la journée puis brûlé, ou emballé soigneusement avant d’être jeté.

Bien entendu, à priori, il convient de prélever la ‘Hala sur chaque pétrin individuellement. Toutefois, en cas de nécessité, lorsqu’un pétrin a été réalisé sans la présence du machguia’h, il sera possible de s’appuyer sur cette condition formulée lors du premier prélèvement de la journée (Yalkout Yossef 327.4-5).

J’en profite pour encourager chacun à être vigilant concernant la Mitsva de la ‘Hala, même lorsqu’il s’agit de pain ou de pâtisseries achetés dans une boulangerie ou un restaurant cacher.

Lorsque l’on a un doute sur la réalisation du prélèvement, il est bien de prélever un petit morceau du pain, de la pizza ou de tout autre produit concerné et de déclarer sans berakha:

הֲרֵי זוֹ חַלָּה

Haré zo ‘Hala.

Et ce, même lorsqu’il ne reste plus la quantité normalement nécessaire pour obliger au prélèvement de la ‘Hala.

En effet, puisque l’obligation existait au moment où la totalité de la pâte était présente, le prélèvement demeure ‘valable’ a posteriori même lorsqu’il ne subsiste plus, au moment de la ‘réparation’, la quantité normalement nécessaire pour engendrer l’obligation de ‘Hala. (voir Birké Yossef 323.1 ; Rav Mordekhaï Eliahou).

BeHatsla’ha Rabba,

R. Yehouda Elbilia

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Édito

Hello les amis, Dites-moi… vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi j’ai intitulé mon site Dvar Matok ?

Eh bien figurez-vous qu’à l’époque, quand j’étais encore jeune 😂, mon oncle Y. me disait souvent lors de nos rencontres, en hébreu :

“Yech lekha eze Dvar Matok al haParacha?” — Tu as un petit Dvar Torah doux sur la Paracha ?

Alors voilà… il est là. Doux, agréable… et parfois même aigre-doux, dirais-je.

Oui, j’aime bien vous piquer un peu, vous surprendre, vous faire réfléchir autrement.

Allez, c’est reparti de plus belle.

À très vite, et n’hésitez pas à me laisser un feedback dans les commentaires ou par mail.

R. Yehouda

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