Réponse à G.
Il est permis de coiffer légèrement sa perruque pendant Chabbat (sirouk qal), dans le seul but de l’embellir. Étant donné que les cheveux de la perruque sont détachés de toute source de vie, l’interdit de tolech (arracher) ne s’applique pas, même si quelques cheveux tombent lors du coiffage.
En revanche, si la perruque est dans un état tel qu’elle ne peut pas être portée sans être coiffée ou démêlée, il sera interdit de la coiffer pendant Chabbat. Dans ce cas, le fait de la coiffer revient à réparer un objet inutilisable — ce qui est assimilé à une forme de tikoun keli (réparation d’un ustensile), interdit pendant Chabbat.
Ainsi tranche le Or LéTsion (T2 CH 27.10)
Il est également permis d’appliquer un peu d’huile sur la perruque pour faciliter la coiffure, à condition qu’elle soit déjà en état d’être portée. Il faudra simplement veiller à ne pas en mettre une quantité excessive, afin d’éviter tout risque d’interdit d’essorer (se’hita). Choulhan Aroukh O »H 327, posskim.
Enfin, l’utilisation de laque pour fixer une coiffure — ou de tresser la perruque (faire des nattes) — est interdite pendant Chabbat, car cela est assimilé à l’interdiction de boné (construire) pour nos propres cheveux. Ou oreg (tisser) pour les perruques, dans la mesure où l’on donne une forme stable et durable à l’élément coiffé.
(Chemirat Chabbat Kehilkhata T1.Ch. 14. 56 ; Choul’han Aroukh, Ora’h ‘Haïm 303:26.)
R. Yehouda Elbilia




