Alors, vous avez réussi à choper un billet pour « le concert» de Omer Adam à Paris ?
Quelle zizanie ! Entre les investisseurs qui programment des robots pour acheter des milliers de billets et les blagues les plus hasardeuses lancées sur “le compte du Omer”…
Etrange spectacle vous l’avouerez ! Tentons de nous hisser plutôt sur la scène de notre paracha pour prendre un peu de hauteur comme à notre habitude !
Petite indiscrétion au préalable, si vous le permettez : seriez-vous plutôt spectateurs ou consommateurs ?
A quoi bon se battre pour aller à un concert, débourser des sommes vertigineuses pour deux petites places ? Ne seriez-vous pas plus tranquille à savourer la musique d’Omer tranquille pépère, cool Raoul sur votre canapé ? Ou encore mieux, la royale, en faisant la vaisselle ?
Que diriez-vous plutôt d’investir cette somme pour faire plaisir à toute votre famille au restaurant, ou pour faire une petite virée familiale à Deauville pour Chabbat ?
Mais attends… Quel restaurant ? Ou mieux encore : laissez votre argent au chaud sur votre compte bancaire… Elle n’est pas bonne mon idée ? Géniale, non ? ! Mdr.
Nous voilà au cœur du problème. En plongeant de la sorte dans ce cirque médiatique et de « com », vous n’êtes pas des spectateurs – ces gens qui observent pour apprendre, pour grandir. Non. Vous voilà transformés en purs et simples consommateurs : vous consommez pour consommer, dépensez pour dépenser, sans réfléchir. Pure absurdité.
Dans notre paracha, les enfants d’Israël assistent enfin à ce revirement de situation où leurs persécuteurs commencent à payer pour tout le mal qu’ils leur ont fait.
Du sang inonde tous les lieux : le Nil, les puits, les jarres, plus une seule goutte d’eau.
Arrive le tour des grenouilles, des poux…
Ayayay, quelle catastrophe ! Tout du moins pour les Égyptiens. Les enfants d’Israël, eux, se voient épargnés.
Mais n’allez pas vous imaginer pour autant qu’ils se soient réjouis comme des gamins, du fait de se retrouver du côté des plus forts. Non, non, pas plus qu’il ne faut y voir le but du Divin.
Ces plaies qui s’abattent sur l’Égypte ne visent aucunement à provoquer rires ou sarcasmes.
Leur objectif ?
Former des spectateurs exemplaires.
« D. est grand. Il est le maître de la nature, il écoute l’humanité, il sait venir à son secours. » Telle est la visée de D. : entendre ces paroles sortir de la bouche de ses enfants.
Les dix plaies ne peuvent être considérées comme anodines. Au même titre que D. créa le monde par dix paroles, Il agit ici en Égypte par dix actions.
Comprenez-en bien la raison, la motivation : afin que le peuple d’Israël redécouvre la foi en D.
Evidemment, ce changement, cette mutation ne peut se réaliser en un jour ni en un mois.
Non, il n’aura fallu pas moins d’un an pour l’exécution de toute cette mise en place.
Pas moins d’un an pour libérer le peuple d’Israël d’Égypte.
Pourquoi autant de temps me direz-vous ?
Le plus vaillant des guerriers n’aurait-il pas pu faire tomber l’Égypte en un jour ?
Sans aucun doute, mais tel n’était pas le but !
D. entend éveiller son peuple, lui ouvrir les yeux et le cœur, pour qu’il devienne un véritable spectateur, capable de voir l’âme de son Sauveur à travers tous les miracles, Sa magnificence, Sa splendeur, Sa finesse.
Voilà l’explication de la temporalité, du timing de cet épisode.
Quant à la vie, il en va de même, mes amis : elle dure pas mal de temps.
Mais pourquoi ? Pour élucider la grandeur de D., pour nous y attacher, pour nous élever au-dessus de la matière, très haut, encore plus haut.
Louer son infinie sagesse, la beauté de sa création et, par la même occasion, prendre conscience de notre grandeur personnelle, notre grandeur d’âme.
Vous percutez ?
Percevez-vous ici notre ressemblance avec l’infini, cette parcelle de nechama qui nous confère ce côté infini à travers les générations ? La transmission, cette chaîne faite de maillons forts qui lie D. à notre descendance, et ce, à tout jamais.
Voilà mes amis, pour cette Paracha, avec un petit clin d’œil à notre actualité.
Entre nous, si vous avez réussi à avoir des places pour le concert, pas de remords et surtout, n’oubliez pas de refiler à votre voisin de strapontin le lien de notre site pour qu’il ouvre bien les yeux. Oui, je sais, les oreilles… j’ai compris, c’est mort… mais bon, on ne sait jamais !
Trop drôle ce Rabin ! C’est comment son p’tit nom ? Et dites-moi, quand y fait un spectacle, j’prends une place !
Chabbat Chalom oumevorah !
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