Parachat Tétsavé -Le Juif habillé en évêque… et le secret révélé après sa mort

Parachat Tétsavé À la mémoire d’Élie Marey zal 

Le Juif habillé en évêque… et le secret révélé après sa mort

Dans un petit village de Pologne, un homme juif voyageait de ville en ville pour collecter des fonds en faveur des nécessiteux. Un jour, il entra dans une auberge où se trouvaient des paysans non-juifs, connus pour leurs plaisanteries cruelles envers les Juifs.

L’un d’eux lui lança :

— On te donnera une belle somme d’argent, mais à une condition !

Intrigué, il demanda :

— Quelle condition ?

Ils expliquèrent en riant :

— Tu devras porter une tunique d’évêque et traverser le village pendant que nous te suivrons en chantant et en faisant du bruit, pour que tout le monde voie un Juif déguisé en homme d’église !

L’homme réfléchit. Il comprit l’humiliation, mais il savait aussi que cet argent pourrait aider de nombreuses familles. Il accepta, enfila la tunique et traversa le village sous les rires des paysans. Une fois l’épreuve terminée, il récupéra l’argent et poursuivit son chemin, sans rancune.

Des années plus tard, sur son lit de mort, il fit une demande étrange :

— Enterrez-moi avec cette tunique.

La communauté fut choquée. Comment un Juif pieux pouvait-il vouloir être enseveli avec un tel vêtement ? Certains s’y opposèrent, mais après réflexion, le Rav donna son accord.

Bien plus tard, pour une raison ou une autre, ils durent ouvrir son cercueil. À leur grande stupeur, son corps était intact, sauf ses pieds, qui avaient disparu.

Alors, ils comprirent : cette tunique, qu’il avait portée avec un but noble, l’avait protégé. Mais ses pieds, qui étaient restés découverts, n’avaient pas bénéficié de cette sanctification.

Moralité

Ce n’est pas seulement nous qui donnons de la valeur aux vêtements, ils nous élèvent aussi. Ce Juif a transformé une humiliation en un acte de grandeur, et ce qu’il a sanctifié l’a protégé même après sa mort.

Édito

Hello les amis, Dites-moi… vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi j’ai intitulé mon site Dvar Matok ?

Eh bien figurez-vous qu’à l’époque, quand j’étais encore jeune 😂, mon oncle Y. me disait souvent lors de nos rencontres, en hébreu :

“Yech lekha eze Dvar Matok al haParacha?” — Tu as un petit Dvar Torah doux sur la Paracha ?

Alors voilà… il est là. Doux, agréable… et parfois même aigre-doux, dirais-je.

Oui, j’aime bien vous piquer un peu, vous surprendre, vous faire réfléchir autrement.

Allez, c’est reparti de plus belle.

À très vite, et n’hésitez pas à me laisser un feedback dans les commentaires ou par mail.

R. Yehouda

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