Parachat Michpatim -Quel menteur !

Parachat Michpatim

Quel menteur !

Le juste Rabbi Pinhas de Koritz disait : Pendant 13 ans, j’ai appris à ma langue à ne pas mentir. Après cela, j’ai encore eu besoin de 13 ans pour lui apprendre à dire la vérité.

Dans notre paracha, il est écrit : « D’une chose (parole) mensongère tu t’écarteras ».

De quel mensonge devons-nous rester à l’écart ? Y a-il un mensonge qui est proche de nous ?

Le Tzadik Rabbi Chaïm Halberstam (5557 – 19 avril 1876) Rabbin de Sanz se tenait dans sa maison et regardait par la fenêtre la rue, examinant attentivement les visages des passants. Soudain, il appela un des passants et lui demanda à entrer dans sa maison. Il s’exécuta et se précipita dans sa chambre. Rabbi Haïm demanda : « Dites-moi, si vous trouviez un portefeuille plein de billets de banque en marchant maintenant, que feriez-vous ? L’homme répondit : « Qu’est-ce que cela signifie ce que je ferais ? J’annoncerais que j’ai trouvé un portefeuille, jusqu’à ce que le propriétaire de la perte apparaisse. » R. Chaim le remercia et l’homme quitta la pièce. Reb ‘Haïm murmura à lui-même : « Quel menteur ! »

Encore une fois, il s’est tenu près de la fenêtre, a de nouveau appelé un des passants, l’a invité chez lui et a posé la même question qu’il a posée au premier. L’homme réfléchit quelques secondes et répondit : « Rabbi, pourquoi mentir, je suis un homme pauvre et malheureux, si cela mettait arriver, j’aurais sauté sur l’occasion afin d’améliorer ma situation. J’aurais probablement pris le portefeuille dans ma poche et je me serais dépêché de quitter l’endroit avant que son propriétaire ne revienne. Quand il est sorti, Reb ‘Haïm a chuchoté : « Quel impie. »

Encore une fois, Rabbi Haïm retourna à la fenêtre, appela à nouveau l’un des passants, l’invita chez lui et posa la même question. L’homme avait l’air embarrassé, s’éclaircit l’esprit et finit par dire : Rabbi, qu’est-ce que je sais maintenant, comment agirais-je si je trouvais un portefeuille ? »

Quand l’homme sortit, le Rabbi murmura : « J’ai enfin trouvé un homme de vérité ! » [Likoutim Niflaim].

Croire à tout moment que nous pouvons changer est « vérité ». Croire en notre état spirituel présent comme acquis ou définitif est un « mensonge » duquel nous devons nous éloigner comme nous nous éloignons du feu!

Édito

Hello les amis, Dites-moi… vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi j’ai intitulé mon site Dvar Matok ?

Eh bien figurez-vous qu’à l’époque, quand j’étais encore jeune 😂, mon oncle Y. me disait souvent lors de nos rencontres, en hébreu :

“Yech lekha eze Dvar Matok al haParacha?” — Tu as un petit Dvar Torah doux sur la Paracha ?

Alors voilà… il est là. Doux, agréable… et parfois même aigre-doux, dirais-je.

Oui, j’aime bien vous piquer un peu, vous surprendre, vous faire réfléchir autrement.

Allez, c’est reparti de plus belle.

À très vite, et n’hésitez pas à me laisser un feedback dans les commentaires ou par mail.

R. Yehouda

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