Parachat Chemot: Un juif qui brille en 2026

La neige, la neige… Son manteau blanc…Bla bla bla…Quelle beauté ! Quel repos ! Ou bien vous avez la version : combien de cours de Torah annulés, d’embouteillages …

Je laisse libre cours à chacun de divaguer sur l’épiphénomène météo de cette semaine (6–7 janvier 2026).

Trêve de balivernes mes amis, considérons plutôt la situation de nos ancêtres dans notre Paracha, il s’agit là d’un tout autre décor : les voilà en Égypte, celle de la grandeur, du prestige, de la toute-puissance de cette force mondiale de l’époque.

Oui, ce n’est pas la France : les désagréments du climat, de cette chaleur harassante ne sont rien au regard de la souffrance, de la torture, des sévices et persécutions subies… Ça fait mal.

Le Pharaon effectue un revirement dans sa politique envers les Hébreux, l’asservissement des enfants d’Israël se met en place et devient insupportable.

Combien de villes à bâtir, de briques à porter, de coups, d’enfants tués pour des bains de sang, combien d’antisémitisme…

Pouvez-vous imaginer un instant la terreur qu’ils devaient vivre précisément à l’époque correspondant à la lecture de la Parachat Chemot ?

Mais notre peuple connut aussi en d’autres lieux, d’autres époques, des persécutions, et souvent, mon esprit me transporte vers une autre tragédie de notre peuple : la Shoah.

Prenez un RER bondé, la sensation d’étouffement aux heures de pointe, soudain, je me dis : « Tu imagines… Ici même, en France, peut-être que sur ces mêmes rails, il n’y a pas si longtemps que ça, on a déporté des milliers de Juifs innocents… »

Quelle est donc la source de ces malheurs ?

La Torah dit : « Les enfants d’Israël se multiplièrent, pullulèrent, augmentèrent et devinrent extrêmement puissants, et la terre en fut remplie. »

Pas moins, pas plus que cela.

Que comprendre, que déduire ? N’aurions-nous pas le droit de nous multiplier, de grandir, de devenir influents, de “remplir la terre” ?

La clause suspensive en est : l’exemplarité.

Le Sforno explique que, lorsque les soixante-dix âmes fondatrices d’Israël disparurent, le peuple perdit sa stature intérieure et se mit à se comporter « comme des insectes rampants qui tombent dans le béèr chahat, le gouffre » : une existence sans hauteur, sans noblesse.

Quant au Yalkout Chimoni de préciser : « La terre en fut remplie » cela signifie : ils remplirent les théâtres, les arènes, les lieux de divertissement.

Dans notre langage : cinémas, discothèques, télévision, spectacles…

Ah… là, tout change.

Être Juif dans son coin, discret, respectueux du pays qui nous accueille — cela ne pose aucun problème.

Ne pas se méprendre, il ne s’agit aucunement de se croire chez soi au point de se noyer dans la masse, à grouiller partout sans retenue, à imiter les mœurs d’un monde qui n’est pas glattVoilà ce qui attise la haine.

Contrairement à ce que l’on imagine, les nations ne désirent pas vraiment notre assimilation.

Elles veulent que nous restions distincts, respectueux, silencieux.

Mais si nous faisons du bruit, si nous “brillons” dans leurs domaines (si tant est que l’on puisse appeler cela briller) que D. nous en préserve, alors, on cherchera à nous rabaisser, à nous humilier, à nous nuire, et ce, allègrement, jusqu’à notre effacement.

Cela vous choque ?… Mais telle est pourtant la réalité, et vous le savez mieux que moi !

Mes amis, n’oublions jamais notre mission : être ces hommes et ces femmes au milieu desquels D. est grandi et béni, des êtres qui inspirent confiance, droiture, pudeur et noblesse.

Alors, et seulement alors, nous pourrons réellement resplendir aux yeux du monde. Amen.

Pour télécharger le PDF 👇🏻

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Le Dvar Matok de cette semaine est offert par « Emeth Vessimha » que nous remercions ! Pour dédicacer une semaine direction👆🏻🩵

Édito

Hello les amis, Dites-moi… vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi j’ai intitulé mon site Dvar Matok ?

Eh bien figurez-vous qu’à l’époque, quand j’étais encore jeune 😂, mon oncle Y. me disait souvent lors de nos rencontres, en hébreu :

“Yech lekha eze Dvar Matok al haParacha?” — Tu as un petit Dvar Torah doux sur la Paracha ?

Alors voilà… il est là. Doux, agréable… et parfois même aigre-doux, dirais-je.

Oui, j’aime bien vous piquer un peu, vous surprendre, vous faire réfléchir autrement.

Allez, c’est reparti de plus belle.

À très vite, et n’hésitez pas à me laisser un feedback dans les commentaires ou par mail.

R. Yehouda

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