Parachat Chemot- La Langue de Bois

Parachat Chemot

La Langue de Bois

On raconte à propos de notre maître, le Hafetz Haïm zatsal, qu’un jour un jeune érudit est venu le voir pour lui demander s’il avait un poste à lui proposer, car sa situation financière était difficile. Le Hafetz Haïm lui répondit :

« Dans un certain village, ils cherchent un rabbin pour y prononcer des discours le jour du Shabbat. »

L’érudit se rendit dans ce village et conclut un accord avec les habitants : chaque Shabbat, il donnerait des cours pendant trois heures : une heure sur le Houmach (les Cinq Livres de la Torah), une heure sur la Michna et une heure sur la Halakha. Et ainsi fut-il.

Après un certain temps, le rabbin décida de leur faire un test pour évaluer ce qu’ils avaient retenu. Il constata avec désarroi que personne n’avait compris ou mémorisé quoi que ce soit de tout ce qu’il avait enseigné.

Déçu, il retourna voir le Hafetz Haïm et se plaignit :

« Cela ne sert à rien, personne ne comprend mes propos. Je perds mon temps pour rien ! »

Le Hafetz Haïm lui posa alors quelques questions :

« Combien de temps dure votre cours ? »

« Trois heures, » répondit l’érudit.

« Et combien de personnes y assistent ? »

« Trois cents, » dit-il.

Le Hafetz Haïm lui répondit alors avec un sourire :

« Je vous envie énormément ! Grâce à vous, trois cents Juifs ne parlent pas de lachon hara (médisance) pendant trois heures chaque Shabbat ! Félicitations à vous ! Continuez, même s’ils ne comprennent pas. » (Extrait de Netivot Haïm)

Ah oui, ce n’est pas facile de maîtriser sa langue, mais il est essentiel d’être intelligent dans la vie. Il faut savoir s’entourer de bonnes personnes, créer des moments de partage et de plaisir cacher. En joignant ainsi l’utile à l’agréable, nous nous éloignerons du yetser hara et de ses pièges.

 

 

Édito

Hello les amis, Dites-moi… vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi j’ai intitulé mon site Dvar Matok ?

Eh bien figurez-vous qu’à l’époque, quand j’étais encore jeune 😂, mon oncle Y. me disait souvent lors de nos rencontres, en hébreu :

“Yech lekha eze Dvar Matok al haParacha?” — Tu as un petit Dvar Torah doux sur la Paracha ?

Alors voilà… il est là. Doux, agréable… et parfois même aigre-doux, dirais-je.

Oui, j’aime bien vous piquer un peu, vous surprendre, vous faire réfléchir autrement.

Allez, c’est reparti de plus belle.

À très vite, et n’hésitez pas à me laisser un feedback dans les commentaires ou par mail.

R. Yehouda

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