Colère et indignation -Il n’est pas encore temps de nous rassembler

Colère et indignation – Il n’est pas encore temps de nous rassembler À la mémoire d’Élie Marey 

Ce jeudi, en fin d’après-midi, je vois sur mon téléphone qu’une personne essayant de me joindre m’a laissé un message :

 « Bonjour, j’imagine que vous êtes un des responsables de la synagogue de Deauville. Je trouve ça scandaleux qu’il n’y ait pas un office ce soir pour les gens non croyants ou non pratiquants comme moi, à la synagogue, afin de réunir les Juifs de Deauville… Vous m’excuserez de mon ton un peu agressif, mais je suis un peu furieux. »

Que dire ?

Au premier abord, je me suis dit que nous, les croyants, prions chaque jour pour nos soldats, pour les otages, pour les Juifs où qu’ils soient, que D. les protège et les aide. Mais lui, sûrement aussi, fait de même avec ses propres mots.

Alors, véritablement, pourquoi ne pas organiser un rassemblement ?

Je me disais que ce n’était pas encore le moment. En Israël, le rabbinat refusait encore de réciter le Kaddish avant d’avoir pu vérifier que les corps des otages libérés étaient bien ceux que nous pensions…

Et bim, alors que notre bébé se réveille pour manger à 3 h du matin, mon épouse me dit :

 « Il s’agit bien des corps des enfants Bibas, mais pas de leur mère, Shiri ! »

Une colère sans borne m’a alors envahi : Je lui ai répondu :

« Ça va chauffer ! »

De quelles sous-races sont-ils, ces terroristes ? Ni des humains, ni même des animaux. Des diables d’un autre univers.

Nous avions presque mis de côté les atrocités du 7 octobre, tant nous étions plongés dans le combat, dans l’attente, dans l’espoir. Et voilà qu’ils nous frappent de nouveau, nous poignardent une fois de plus. Mais que dire ? Que faire ?

Une parole de nos sages dit : « Harbé shluchim laMakom » – D. possède plusieurs messagers, plusieurs envoyés.

Nous ne savons pas aujourd’hui comment Binyamin Netanyahou répondra à cette énième malice diabolique du Hamas, ni même comment le président Trump réagira. Quant aux autres dirigeants, on s’en passe.

Mais une chose est sûre, et c’est ainsi que je vous répondrai ici, dans ces lignes, cher Monsieur :

Si, hier, vous vouliez une commémoration, alors aujourd’hui, c’est une manifestation qu’il faudrait organiser.

Mais là n’est pas la solution. Encore moins le moment, car rien n’est encore joué.

Aujourd’hui, la colère d’un peuple entier est palpable dans le monde. Elle monte vers le ciel, elle implose.

Attendons encore un peu. Attendons notre véritable liberté. Attendons ce temps meilleur, où nous verrons l’éradication du Hamas, l’éradication du Mal. Attendons le retour de nos frères encore en captivité. Attendons d’honorer nos défunts.

C’est alors que nous ferons ce rassemblement. Ensemble. Croyants comme non pratiquants. Pour remercier D, Pour nous féliciter de notre courage, de notre solidarité en ces temps douloureux.

 « Bien quelle tarde , quand bien même, je l’attendrai. » (Ani Maamin)

Bien que la délivrance tarde à venir, nous l’attendons encore et toujours !

Voilà notre mérite. Voilà la source de notre invincibilité au fil des générations.

Bientôt. Encore un peu. La délivrance finale. Amen.

 

À la mémoire de Élie Marrey zal

Édito

Hello les amis, Dites-moi… vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi j’ai intitulé mon site Dvar Matok ?

Eh bien figurez-vous qu’à l’époque, quand j’étais encore jeune 😂, mon oncle Y. me disait souvent lors de nos rencontres, en hébreu :

“Yech lekha eze Dvar Matok al haParacha?” — Tu as un petit Dvar Torah doux sur la Paracha ?

Alors voilà… il est là. Doux, agréable… et parfois même aigre-doux, dirais-je.

Oui, j’aime bien vous piquer un peu, vous surprendre, vous faire réfléchir autrement.

Allez, c’est reparti de plus belle.

À très vite, et n’hésitez pas à me laisser un feedback dans les commentaires ou par mail.

R. Yehouda

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