Chavouot : Quand la vérité chasse le naturel

Chavouot arrive à grands pas, les dix commandements retentissent dans nos oreilles, nous nous imaginons debout au pied du mont Sinaï.

On ne peut dire que le moment où l’on recite les dix commandements n’est pas nostalgique.

Bien que nos ancêtres soient eux qui reçurent la Torah, nous sentons en nous quelque chose d’étrange, je dirais même de familier.

Le Maharal de Prague enseigne que les évènements historiques de l’humanité ne sont pas éphémères ou momentanés, mais s’inscrivent dans l’infinie histoire du monde, faits historiques qui marquent le temps à jamais.

De ce fait, l’essence d’un jour est les faits historiques de ce dernier qui renaissent à leurs dates d’anniversaire, non pas une commémoration, mais une célébration.

Un jour de Chavouot dans la ville de Rimanov dans les années 1800 se trouvait à la synagogue le fameux Tsadik Rabbi Ménahém Mendel de Rimanov et son disciple Rabbi Naftali de la ville de Rofchitz. Arrivés aux dix commandements Rabbi Ménahém se tourna vers les fidèles et dit : « que toutes personnes qui ne respecte pas les dix commandements sortent de la synagogue ! »

Les gens pris de court n’ont d’autres choix que de respecter les paroles du tsadik, les gens commencent à sortir de la synagogue et Rabbi Naftali parmi eux par humilité devant son Rav.

Rabbi Ménahém voyant qu’il ne lui reste plus Minyan pour lire les dix commandements, rappel les fidèles et leur dit : « À partir d’aujourd’hui tâcher de respecter et d’accomplir les dix commandements ! »

Histoire extraordinaire ; bien entendu Rabbi Ménahem est un grand Tsadik dont les gens vénèrent, cependant la sagacité de ce Rav fut de montrer aux fidèles, comment l’homme peut-être incohérent, se lever et mettre le Talith sur la tête, s’imaginer recevoir la Torah alors que d’année en année ils ne changent pas d’un iota !

Alors qu’enfreindre les préceptes de la Torah devient au fur et à mesure des générations quelque chose de naturel, Rabbi Ménahém nous réveille chacun à son degré de recevoir de nouveau sur nous le joug divin beémét, vraiment.

 

Alors, t’en penses quoi ? Déstabilisé ?T’inquiète, c’est juste une histoire… une vraie. Mais bon, pense-y quand même. 😉

Édito

Hello les amis, Dites-moi… vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi j’ai intitulé mon site Dvar Matok ?

Eh bien figurez-vous qu’à l’époque, quand j’étais encore jeune 😂, mon oncle Y. me disait souvent lors de nos rencontres, en hébreu :

“Yech lekha eze Dvar Matok al haParacha?” — Tu as un petit Dvar Torah doux sur la Paracha ?

Alors voilà… il est là. Doux, agréable… et parfois même aigre-doux, dirais-je.

Oui, j’aime bien vous piquer un peu, vous surprendre, vous faire réfléchir autrement.

Allez, c’est reparti de plus belle.

À très vite, et n’hésitez pas à me laisser un feedback dans les commentaires ou par mail.

R. Yehouda

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