J’ai oublié les bénédictions du matin : puis-je les réciter plus tard ?

Question de K : Je n’ai pas eu le temps de faire les berakhot du matin aujourd’hui, puis-je les réciter l’après-midi ?

Réponse : Comme nous le savons, les bénédictions du matin portent bien leur nom. Effectivement, elles relatent l’essence même de ce qu’un homme se doit d’être reconnaissant, chaque matin, envers son Créateur.

Quel bonheur de se réveiller pour profiter encore d’une journée aux côtés de nos proches, de ceux qui nous sont chers. Et en plus de cela, nous pouvons utiliser nos yeux, nos jambes, notre corps, nous redresser, nous lever, marcher, nous habiller convenablement, créer des liens sociaux avec le monde entier, étudier la Torah.

Wouaw… quel bonheur.

Une réelle bouffée d’oxygène quand on y pense.

Mais alors, sommes-nous obligés de les réciter justement le matin, au réveil ?

Eh bien, sachez qu’auparavant telle était la coutume.

Lorsque l’homme entendait le coq chanter, il récitait la première bénédiction :

« Qui donne au coq l’intelligence de distinguer entre le jour et la nuit. »

Lorsqu’il ouvrait les yeux, il récitait :

« Qui rend la vue aux aveugles », etc.

Aujourd’hui, on attend de faire Netilat Yadaïm, de s’être habillé et d’être allé aux toilettes, etc., pour réciter toutes les bénédictions.

Mais no stress : il est possible de réciter les bénédictions du matin — mis à part celles que l’on a déjà récitées comme Netilat Yadaïm et Acher Yatsar — toute la journée jusqu’à la chekia – couché du soleil (et même, tant qu’on n’est pas parti dormir… mais bon, quand même, il vaut mieux s’en rappeler plus tôt 😅).

Effectivement, elles ne sont pas forcément liées au matin : ce sont des éloges au Maître du monde sur l’horloge du monde, sur ce magnifique fonctionnement du monde que D. a créé et continue de créer chaque jour. C’est ce que nos Sages appellent le Teva ou-minhago chel olam : remercier D. pour la nature qu’Il a instaurée et pour ce monde qui, chaque jour, se remet en marche et continue d’exister.

Petite précision : si vous avez omis les bénédictions du matin et que vous avez prié Cha’harit à la synagogue ou ailleurs avec les bénédictions du Chema et la Amida, vous pourrez réciter toutes les bénédictions à partir de la berakha de Hanoten la-sekhvi bina jusqu’au deuxième Yehi ratson, avant les bénédictions de la Torah.

En effet, vous vous êtes acquitté de la bénédiction de Elokaï nechama par la berakha de Me’hayé hametim (que D. ressuscite les morts), et des bénédictions de la Torah par la bénédiction du Chema, où nous demandons à D. de nous ouvrir l’esprit pour comprendre et pouvoir mettre en pratique Ses commandements.

Ce sera tout pour cette halakha vous concernant.

Un conseil tout de même pour ceux qui nous lisent : n’hésitez pas à lire la traduction des bénédictions du matin dans la Tefila. C’est tellement beau et magnifique que cela nous donne des ailes.

(Voir Michna Beroura O’’H 52, 10 ; Yalkout Yossef O’’H, ch. 46, halakhot 24-26.)

Bonne journée,

R. Yehouda Elbilia 

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Édito

Hello les amis, Dites-moi… vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi j’ai intitulé mon site Dvar Matok ?

Eh bien figurez-vous qu’à l’époque, quand j’étais encore jeune 😂, mon oncle Y. me disait souvent lors de nos rencontres, en hébreu :

“Yech lekha eze Dvar Matok al haParacha?” — Tu as un petit Dvar Torah doux sur la Paracha ?

Alors voilà… il est là. Doux, agréable… et parfois même aigre-doux, dirais-je.

Oui, j’aime bien vous piquer un peu, vous surprendre, vous faire réfléchir autrement.

Allez, c’est reparti de plus belle.

À très vite, et n’hésitez pas à me laisser un feedback dans les commentaires ou par mail.

R. Yehouda

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