Souccot – Simhat Torah: Une source d’eau vivante

Pour la réussite de tous ceux qui embarqueront dans la douce aventure du Dvar Matok 👏🏻🍯

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Un des événements majeurs de la fête de Souccot, j’ai cité : Simhat Bet Hachoéva.

Voilà à mes yeux, un événement passé trop souvent à la trappe ou au second plan dans nos discours, nos ouvrages mais qui se révèle comme une pépite à qui prend le temps d’y déceler les facettes cachées.

Attelons-nous à la tâche et pour ce faire, dressons un petit récap sur cet épisode de Souccot suivi d’une réflexion.

À Souccot, comme à chaque fête, des sacrifices supplémentaires sont requis et donc apportés au Temple.

Pas moins de 70 sacrifices seront offerts sur l’autel, à entendre comme

70 offrandes pour les 70 nations du monde.

Je vous vois venir et vous concède donc la parole pour notre échange qui s’avère toujours fructueux :

• Lecteur : Attendez un peu que je comprenne bien… 70 sacrifices supplémentaires payés par nos propres levées d’impôts ? Les impôts des Juifs ?! Ben ça alors ! … Ca me rappelle quelque chose…

Continuez, je vous en prie Mr le rabbin, ça devient intéressant…

• R.Y : Tout juste, par ailleurs, figurez-vous que pendant cette fête, nous faisons une autre chose tout aussi spéciale : nous faisons des libations d’eau sur l’autel extérieur, en plus des libations de vin habituelles.

• Lecteur : Tiens donc ! Et où trouvons-nous cette référence dans la Torah ?

• R.Y : Pardonnez pour le peu, mais ce n’est pas moins qu’une halakha directement reçue de Moché Rabbénou, mais qui n’a pas de source explicite dans la Torah.

• Lecteur : Ah bon ! …

C’en est assez pour notre 1er volet, passons dès lors à notre réflexion.

Nous voilà donc à l’aube de notre nouvelle année hébraïque, après une techouva sincère qui nous fait mériter l’expiation de la plupart de nos fautes, le Am Israël se voit ordonner de fêter Souccot.

Quelle mitsva étrange ! Pourquoi en appeler à l’évocation de ce souvenir de notre sortie d’Égypte en construisant des cabanes en Tichri, alors que nous sommes sortis en Nissan ?

Plus encore, pourquoi se doter de ce bouquet improbable composé du loulav et ses espèces ?

Pourquoi, me direz-vous, faire des sacrifices avec notre propre argent en faveur des nations ?

Pour en finir enfin, pourquoi donc ces libations d’eau ?

Réponse : Effectivement, après Kippour, il faut être en mesure de remonter la pente, cette même pente qui, pour chacun ou chacune d’entre nous, pourra prendre des profils variables, tantôt s’accentuer, tantôt s’aplanir, c’est selon, chacun son lot !

Au demeurant, n’y voyez ici aucun nouvel élément, ni nouvel obstacle. Elle est intemporelle, intacte, ô combien coutumière dans sa permanence.

Mais alors, comment y grimper sans avoir à se déhancher ou faire une figure du style salto arrière ?

La recette se trouve là, toute trouvée :

– en offrant 70 offrandes pour les nations,

– en construisant une Soucca à l’extérieur,

– en secouant le loulav et ses espèces,

– en puisant cette eau dans le Guihon, résultante d’une étude approfondie où la finesse de R. Akiva est nécessaire.

Qu’on se le dise, une fois pour toutes : on ne peut rivaliser avec l’ennemi, on ne peut s’offrir la gloire sans investir efforts et moyens.

Ainsi, ce n’est qu’après avoir pris conscience que l’humanité a besoin de nous que nous trouverons en nous les capacités de nous élever avec faste.

Les nations du monde entier ont besoin de parnassa.

Le végétal aussi a besoin d’eau, qu’il soit un arbre ou une plante, fruitier ou stérile, qu’il sente bon ou non : ils ont besoin d’une chose : de l’eau.

Qui donc prendra sur lui de comprendre que toute cette nature, cet environnement aussi pluriel soient-ils, ne sont aucunement là pour le freiner dans son service divin, mais bien au contraire pour l’élever, afin que lui-même soit la source de bénédictions pour toute la création, la création toute entière ?

R. Akiva ! Le Am Israël dans sa globalité est ce peuple prêt à investir pour les autres, pour l’humanité, pour le végétal, pour tout l’écosystème de la planète.

Mes amis, s’il est bien une phrase de ces jours redoutables qui devrait impérativement rester gravée en notre esprit toute l’année durant, c’est bien :

« veyaasou koulam agouda ahat laasot retsoneha belevav chalem » — ils seront tous unis pour te servir.

Juif comme non juif, matière comme spiritualité, homme comme animal, végétal comme minéral.

Lorsque nous prenons conscience de notre réelle capacité à être les détenteurs de la réussite et de la prospérité de l’univers, rien de tel ne peut nous faire reculer devant cette montagne magnifique qui nous relie à l’Infini.

Alors mes amis, ne sommes-nous pas tous candidats pour nous baisser un petit peu, afin de puiser de cette eau et l’apporter en offrande à l’Éternel ?

Qui d’entre nous continuerait de penser que le monde pourrait se passer de lui !

Délectons-nous de cette douceur, de cette eau douce et régénératrice que Rabbi Akiva a réussi à nous révéler dans cette Torah.

Sachons danser avec entrain avec elle, recommençons à la lire depuis le début, et ce, dans l’espoir d’apporter la bénédiction tant à nous-mêmes qu’au monde entier.

 

 

 

 

 

 

 

Édito

Hello les amis, Dites-moi… vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi j’ai intitulé mon site Dvar Matok ?

Eh bien figurez-vous qu’à l’époque, quand j’étais encore jeune 😂, mon oncle Y. me disait souvent lors de nos rencontres, en hébreu :

“Yech lekha eze Dvar Matok al haParacha?” — Tu as un petit Dvar Torah doux sur la Paracha ?

Alors voilà… il est là. Doux, agréable… et parfois même aigre-doux, dirais-je.

Oui, j’aime bien vous piquer un peu, vous surprendre, vous faire réfléchir autrement.

Allez, c’est reparti de plus belle.

À très vite, et n’hésitez pas à me laisser un feedback dans les commentaires ou par mail.

R. Yehouda

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