Petite question de saison : Riche ou Tichri ?!

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Souccot 5787

Vous avez vérifié vos Tefillin, vos Mezouzot… ?

« Eloul ! », entendions-nous il n’y a pas si longtemps, « Il faut faire Techouva ! ».

Puis se décline Roch Hachana… Ah… là, ça ne rigole plus ! On passe vraiment aux choses sérieuses, les livres de la vie et de la mort ouverts devant D… Un peu moins drôle.

Et, cerise sur le gâteau : Yom Kippour.

Piano ! Piano ! Me permettrez-vous d’apaiser un peu le rythme ? …

En effet, ce jour fameux mérite d’être écrit et lu avec la plus grande solennité et la plus grande gravité.

Jour d’une extrême sainteté, jour où les forces du Mal se voient réduites au silence. Le peuple d’Israël lui, jeûne et se remet entre les mains de D.

 

Ayayayay… Yom Kippour…

Jour redoutable qui te montre ce dont tu es capable…

Comme une mise à jour annuelle, même pour les plus rebelles…

Tu nous manques déjà.

No stress… on ne t’oubliera pas.

 

Chose notable, le décalage entre cette fièvre nonchalante de Yom Kippour et la platitude de son lendemain n’est pas confortable, pas facile, voire même déstabilisant, mais pas de crainte : Souccot arrive !

Pris dans la tourmente de l’euphorie entre la Soucca, les Arbaa Minim, Hochaana Rabba et Sim’hat Torah, on a tous la tête dans le baba…

Que de repas, que de joies, que de chants et de danses, nous voilà enveloppés dans un tourbillon !

Une question s’impose alors : comment définir le mois de Tichri ?

Quid des peurs ou des joies, de l’anxiété ou de la sérénité ?

En un mot, je l’appellerai tout simplement : un mois riche.

Non, je ne parle pas de votre porte-monnaie… Lui, il a pris un bon coup ! (Rires)

Mais bien d’une opulence d’émotions !

Shlomo Hameleh se plaisait à dire qu’il y a un temps pour chaque chose :

« Il y a un temps pour enfanter et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour déraciner, un temps pour tuer et un temps pour guérir, un temps pour démolir et un temps pour bâtir, un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser… »

Le mois de Tichri culmine comme un mois au sens propre du terme, hors du commun, extraordinaire où l’on peut découvrir un temps affecté à chaque émoi lorsque D. est pour toi.

Voyez donc ce prestigieux spectacle qui s’offre à nous : l’âme, cette âme, qui, par nature, se voit enfouie en l’homme, la voilà qui s’éveille sous toutes ses formes, se revigore et se réhabilite dans toute sa splendeur.

De ce mal-être profond vers cette lueur d’espoir ; de ces pleurs sincères jusqu’à cette proximité devenue alors douceur absolue ; de ce corps allongé sur le tapis, presque K.O., jusqu’à ce saut in extremis vers la victoire :

Nous assistons à cet éveil, à l’éclosion d’une âme juive durant le mois de Tichri !

À l’aube de la fête de Souccot et de Sim’hat Torah, laissons notre Nechama se libérer totalement, dans sa plénitude à travers la joie de la Mitsva et de la Torah afin de commencer cette nouvelle année avec une mise à jour exceptionnelle de tout notre capital, de tout notre potentiel, de tous nos atouts spirituels et matériels.

À l’image de ce Loulav brandi vers le haut, ou encore, de ce magnifique Sefer Torah, de ces sauts de joie et de ces verres remplis de vin, je nous souhaite à tous une magnifique année 5787 !

Hag Sameah

Édito

Hello les amis, Dites-moi… vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi j’ai intitulé mon site Dvar Matok ?

Eh bien figurez-vous qu’à l’époque, quand j’étais encore jeune 😂, mon oncle Y. me disait souvent lors de nos rencontres, en hébreu :

“Yech lekha eze Dvar Matok al haParacha?” — Tu as un petit Dvar Torah doux sur la Paracha ?

Alors voilà… il est là. Doux, agréable… et parfois même aigre-doux, dirais-je.

Oui, j’aime bien vous piquer un peu, vous surprendre, vous faire réfléchir autrement.

Allez, c’est reparti de plus belle.

À très vite, et n’hésitez pas à me laisser un feedback dans les commentaires ou par mail.

R. Yehouda

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