Parachat Pékoudé À la mémoire d’Élie Marey zal
L’histoire d’Ephraïm Steinmetz et le livre du Tanya au Japon
Ephraïm Steinmetz est un homme d’affaires originaire de Caracas, au Venezuela. À chaque visite aux États-Unis, il prenait l’habitude de solliciter une audience privée auprès du Rabbi de Loubavitch. Un jour, dans les années 70, lorsqu’il appela comme d’ordinaire pour fixer un rendez-vous, le secrétaire du Rabbi, le Rav Hadakov, lui demanda de renoncer cette fois-ci à sa demande.
« Beaucoup de gens attendent pour voir le Rabbi, et il est fatigué, » expliqua le secrétaire. « Je sais que vous l’aimez et que vous ne voulez pas lui causer de fatigue inutile… »
Ephraïm acquiesça : « Bien sûr, je ne veux pas être un poids. Mais je pars la semaine prochaine pour le Japon. Pouvez-vous lui demander sa bénédiction ? »
Le Rav Hadakov prit note des détails de son voyage et lui promit de transmettre sa demande. Ephraïm devait d’abord passer le Chabbat chez ses parents à Chicago, puis prendre un vol vers San Francisco, avant de poursuivre vers le Japon.
Lorsqu’il arriva à l’aéroport de San Francisco, prêt à embarquer, une annonce retentit dans le hall :
« Monsieur Steinmetz, vous avez un appel téléphonique. »
Intrigué, il se dirigea vers le téléphone public et, à son grand étonnement, entendit la voix du Rav Hadakov.
« Comment savez-vous que je suis ici ? » demanda-t-il, surpris.
Le Rav Hadakov expliqua qu’il avait appelé ses parents à Chicago, qui lui avaient confirmé son itinéraire.
« Pouvez-vous me donner l’adresse où vous séjournerez au Japon ? J’ai un colis à vous envoyer. »
Ephraïm lui donna l’adresse, et le Rav Hadakov ajouta :
« Vous avez la bénédiction du Rabbi. Que votre voyage soit bon et couronné de succès. »
À son arrivée à Kōbe, au Japon, le colis l’attendait déjà. Il contenait un sidour (livre de prières) et un exemplaire du Tanya, accompagnés d’un petit mot : il devait les remettre à quelqu’un qui en aurait besoin.
Mais à qui offrir un Tanya dans une ville japonaise ?
Ne sachant que faire, il décida de les apporter à la synagogue locale. Là-bas, il croisa un ami de longue date, un homme d’affaires vénézuélien du nom de Ben David, venu au Japon pour acheter des perles. Heureux de se retrouver si loin de chez eux, ils engagèrent la conversation.
Soudain, Ben David aperçut le livre qu’Ephraïm tenait entre ses mains.
« Qu’est-ce que tu as là ? » demanda-t-il.
Ephraïm ouvrit le colis et lui montra le contenu. À ce moment, son ami se mit à pleurer.
Depuis son plus jeune âge, Ben David avait pris l’habitude d’étudier chaque jour un passage du Tanya. Mais voilà déjà six semaines qu’il était au Japon… et il avait oublié son livre au Venezuela.
« J’ai appelé mon fils pour lui demander de me l’envoyer, » expliqua-t-il en larmes. « Il m’a promis de me l’expédier, mais je n’ai toujours rien reçu… »
Et voilà que, sans prévenir, le Rabbi lui avait envoyé son Tanya.(Bet habbad.org)
Moralité
Le mois de Nissan est un mois de délivrance. Cet homme, perdu au Japon, pensait recevoir son Tanya grâce à son fils. Mais contre toute attente, c’est le Rabbi de Loubavitch qui lui fit parvenir sa délivrance.
Dans la vie, c’est souvent ainsi. Nous imaginons que l’aide ou le réconfort viendront d’un endroit précis, mais seul D.ieu sait d’où ils arriveront réellement.
Alors, chers amis, patience… et confiance !




