Parachat Nitsavim-Vayelekh : Apprendre à ne pas se laisser endormir

Dans la paracha de cette semaine, Moché Rabbénou rassemble l’ensemble des enfants d’Israël : les hommes, les femmes, les enfants…

Pourquoi ce remue-ménage ? Qu’est-ce qui presse tant ?

Moché Rabbenou n’est pas ce grand homme « perché » ou ce grand sage qui vit à l’écart du peuple, il est encore moins dupe !! Il a bien vu le visage pâle du Am Israël après avoir pris connaissance des 98 malédictions qui pourraient s’abattre sur eux dans la paracha précédente (Ki Tavo). Ah ça, oui… A leur décharge, sans une once d’hésitation, on peut dire qu’il y a là de quoi en faire frémir plus d’un !

Conscient du traumatisme que l’on peut imaginer, il décide de les rassembler sans distinction aucune: « Regardez par vous-mêmes, vous êtes encore debout/vivants /Nitsavim. Pas de panique : même lorsque vous avez commis de grandes fautes, Hachem a été longanime, Il vous a pardonnés. »

Bon, allez, ça se tient. Mais est-ce véritablement le fond de la pensée de notre maître ? Pas vraiment.

Au demeurant, depuis la création du monde, il existe plusieurs catégories de créatures : les animaux, les hommes, ainsi que les anges.

Et pour ne pas vous heurter, nos sages se posent la question de savoir : comment définir l’homme ?

D’un côté, le prophète Isaïe nous assène ce constat choc : « Le bœuf connaît son possesseur, et l’âne la crèche de son maître ; Israël ne connaît rien, mon peuple n’a pas d’intelligence » (Isaïe, Ch. 1, V. 3).

Du côté de David Hamélekh: « Tu l’as fait de peu inférieur aux anges, et tu l’as couronné de gloire et de magnificence » (Téhilim, Ch. 8, V. 6).

Et pour le prophète Zacharie, il écrit : « Ainsi parle l’Éternel des armées : Si tu marches dans Mes voies et si tu gardes Mes ordres […] Je te donnerai libre accès parmi ceux qui se tiennent ici [les anges] » (Zacharie, Ch. 3, V. 7).

Rabbi Yo’hanan de préciser : « Les Tsadikim sont plus grands que les anges » (Sanhédrin 93a). Un homme encore plus élevé qu’un ange céleste !

Trêve de surenchères ! Qu’en est-il donc précisément de l’homme ?

Moins qu’un animal ? Un être couronné de gloire ? Ou encore plus grand que les anges ?

Vous voulez une réponse ?

Eh bien, à vrai dire, tout dépend de sa dynamique, de sa volonté, et même de sa pugnacité à ne pas se laisser endormir par le train-train de la vie.

Ce n’est donc pas un mythe : l’homme a véritablement des ailes. Il peut s’envoler bien haut, avec majesté et grâce.

Mais la question qui demeure est de savoir jusqu’où et jusqu’à quand il saura faire usage de ses ailes. Jusqu’à quel ciel aura-t-il la force de s’élever ? Ou, au contraire, vers quel lieu atterrira-t-il ? En sécurité… ou dans la bouse ?

Les paris restent ouverts !

Voilà précisément ce que Moché Rabbénou cherche à leur dire : aujourd’hui vous êtes debout, stables, purs, couronnés de gloire.

Mais attention ! Le chemin est long…

Des bénédictions sont à la clé tout comme des malédictions pour ceux qui s’égareraient. À vous alors de choisir la voie la plus sûre possible, la plus belle ; celle de l’effort et du courage.

Ce chemin où rien au monde ne saurait détourner notre attention – ni le prestige des chefs, ni la simplicité des puiseurs d’eau , car D. se trouve devant nous et attend notre arrivée à bon port, en tête sur le podium, au-dessus des anges et des animaux.

Alors, vous êtes prêts ? Envie de participer à cette course du siècle ? À vos ressorts, prêts… volez !

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Nitsavim Vayelekh

Édito

Hello les amis, Dites-moi… vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi j’ai intitulé mon site Dvar Matok ?

Eh bien figurez-vous qu’à l’époque, quand j’étais encore jeune 😂, mon oncle Y. me disait souvent lors de nos rencontres, en hébreu :

“Yech lekha eze Dvar Matok al haParacha?” — Tu as un petit Dvar Torah doux sur la Paracha ?

Alors voilà… il est là. Doux, agréable… et parfois même aigre-doux, dirais-je.

Oui, j’aime bien vous piquer un peu, vous surprendre, vous faire réfléchir autrement.

Allez, c’est reparti de plus belle.

À très vite, et n’hésitez pas à me laisser un feedback dans les commentaires ou par mail.

R. Yehouda

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