Pour reprendre les termes du Rambam : « Dieu punit les méchants et donne une bonne récompense aux justes. »
C’est un peu à la manière de l’âne et de la carotte… tu avances sans râler, tu reçois une récompense ; tu décides de camper et de te pavaner, tu reçois un coup de fouet…
Serait-ce à dire que nous serions amenés à travailler uniquement pour recevoir un salaire ? Le but de notre existence se résumerait-il à la récompense ou à la punition que nous recevrons ?
Jamais de la vie ! nous dit le Rambam.
La justice doit être mise en place pour le bon fonctionnement de l’humanité, pour orienter le monde vers un destin heureux et prospère. En aucun cas il s’agirait de la réduire à un but en soi.
Alors quel est le but de notre venue au monde, de notre attachement aux mitsvot ?
L’amour de Dieu.
De manière dispendieuse, avec amour, sans compter, sans rien attendre en retour.
Pourtant notre paracha annonce un bémol qui pourrait paraître bien difficile : « Si tu suis Mes préceptes… Je garderai l’alliance que J’ai faite avec tes ancêtres… Mais si vous vous détournez, vous disparaîtrez comme les autres peuples. »
C’est ce que l’on appelle Mida Kénéged Mida, mesure pour mesure. Tu m’aimes, je t’aime ; tu ne m’aimes pas, tu disparais.
Comment comprendre que Dieu agisse Lui aussi selon ce mode de fonctionnement « donnant-donnant » ? Où est passée la Hassidout de Dieu, cette bonté de juger l’homme Lifnim Michourat Hadin
Pure illusion d’optique, en réalité, là se situe toute la différence avec notre mécanique humaine. Pour les bipèdes (êtres vivants qui ont deux pieds) que nous sommes, la punition ou l’énervement découlent souvent d’un fond de rancœur, d’un ego blessé ou du manque de respect qu’on a subis.
A contrario, la punition divine, elle, ne vient jamais d’un fond méchant.
Elle est constructrice, elle cherche à rassembler. « Bétsaratam lo
Mes chers amis, nous sommes dans les parachiot des vacances scolaires.
Nous avons tous plus ou moins bien travaillé cette année… Sachons redonner le sourire à nos enfants, simplement parce qu’ils sont nos enfants. Sachons être reconnaissants envers nos conjoints pour les efforts, le temps consacré pour la maison, les repas, les courses, toute cette vie de famille qu’on porte au quotidien.
Certes, on peut toujours mieux faire. Nous avons tous des remarques à faire sur tel ou tel infime détail.
Mais apprenons de Dieu que la rigueur ne peut jamais être un but en soi : elle n’est qu’un chemin, un tremplin.
Alors souriez, donnez-leur le sourire ! Redonnez-leur confiance en eux si vous avez été un peu trop durs ces derniers temps.
Car au-dessus du donnant-donnant pour construire, n’oublions jamais l’amour inconditionnel d’un parent pour ses enfants, d’un mari pour son épouse, tout comme l’amour inconditionnel de Dieu envers Ses enfants.




