Cette semaine, direction la Belgique avec un zoom sur Anvers chez les hassidim de Belz.
Me voilà, Chaharit de Roch Hodech dans cette ambiance si jérusalémite, en plein cœur de l’Europe.
Pourtant, de bon matin, ma pensée s’arrête sur la bénédiction :
« Hachiva chofetenou kevarichona – Ramène-nous nos juges comme au commencement… vehasser miménou yagon vaanakha – Et éloigne de nous nos tristesses et nos soupirs… Que Tu règnes sur nous rapidement, Toi seul, avec miséricorde, clémence et justice. »
N’allez pas croire que le parlement à Bruxelles me déplaise — non, non, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Mais il y a là quelque chose de plus profond, de plus direct, surtout à l’aurore de ce si précieux mois d’Eloul.
Que dire de cette « tristesse » et de ce « soupir » qui envahissent parfois nos vies et notre quotidien, mais oui c’est ainsi ! Ressaisissons-nous ! Pas de pression : c’est le mois d’Eloul, certes, mais à nous de voir comment traverser ce mois avec sérénité ?
En vérité, tout est déjà écrit dans notre bénédiction. La justice terrestre, la manière de vivre des Hommes — plus exactement, de ceux qui ne se rattachent pas aux juges nommés par Moché Rabbénou — nous mène bon gré mal gré, inéluctablement vers la détresse et le désespoir.
J’en veux pour preuve, le prophète Jérémie ne nous a-t-il pas déjà enseigné :
« Maudit soit l’homme qui place sa confiance en l’homme » ?
C’est cela même ! Alors ?
Eh bien, les amis, dans notre paracha, tout est clair à qui sait s’y attarder avec circonspection : il s’agit de savoir placer des juges dans chaque ville, avec pour leitmotiv un seul défi :
tracer la vérité.
Ne pensez surtout pas vous en tirer à si bon compte, en effet, notre devoir quant à nous, est bien plus grand encore : il nous faut prendre conscience que nul n’est au-dessus de D.
Entendez bien : aucune décision humaine ne peut remettre en question la volonté Divine, cette volonté suprême de nous protéger et de nous faire évoluer.
Dès lors, dites-moi un peu, pourquoi devrions-nous appréhender l’inconnu ou même notre avenir ?
Qu’on se le dise, une chose est sûre, incontestable, qui ne peut ni ne doit souffrir aucun doute :
Il est bon, pur et revigorant.
« Place des juges et des policiers à toutes tes portes » : à tes yeux, à ta bouche, à ton nez et à tes oreilles. Il nous reste « tout simplement » à savoir interpréter les aléas de la vie avec un bon œil, dés lors, nous réussirons notre mission de ramener nos juges à bon port, là se trouve le « passe-port ».
Trop court à votre goût pour cette semaine, me direz-vous ! ?
Oui… J’entends ! Sauf que, pendant les vacances, hum hum… Nous dirons que, entre les longilignes des montagnes, les adeptes du pédalo, et je ne parle même pas de ceux qui se crament le scalp au soleil à la plage, il faudra bien prendre en compte le temps pour que tout ça remonte à la jugeote !
Chabbat Chalom
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