Mensonges ou vérité ? Ne tuons pas nos Tsadikim !

Vous connaissez toutes ces polémiques en tout genre autour des rabbanim ?

— « Il est extraordinaire ! Regarde comment il émane de lui de l’espoir et des bonnes ondes… Il accueille tout le monde avec le sourire et une telle bienveillance ! »

Et l’autre de lui répondre :

— « T’es un naïf, mec. Tu vis dans le monde des Bisounours ! Regarde le pognon qu’il ramasse… Heureusement qu’il bénit tout le monde du matin au soir ! »

Ou encore :

— « Arrête tes bêtises… Quoi, « par le mérite de mon grand-père » ? On ne sait même pas s’il sait étudier une Guemara avec Tossafot, et toi tu vas le consulter pour un problème familial ou de santé… N’importe quoi ! »

Mais vous savez, les amis, le pire dans tout cela, c’est que même des rabbanim participent parfois à ces polémiques aussi graves que désespérantes… Alors on fait quoi, nous, ceux qui sommes « petits petits » ? Bien sûr, aujourd’hui, certains diraient qu’on peut facilement se faire un nom avec une bonne communication…

Eh bien non !

La Torah nous dit dans la Paracha de Michpatim (Chémot 23, 7) :

« מִדְּבַר־שֶׁקֶר תִּרְחָק וְנָקִי וְצַדִּיק אַל־תַּהֲרֹג כִּי לֹא־אַצְדִּיק רָשָׁע »

« Éloigne-toi du mensonge, et ne tue pas l’innocent ni le juste, car Je ne donnerai pas gain de cause au racha. »

Mais posez-vous la question : si le verset me demande d’abord de faire attention à m’éloigner du mensonge, comment pourrais-je en arriver à tuer celui qui est intègre ou le tsadik lui-même ? Depuis quand va-t-on tuer un tsadik ? Et quelle est la solution ? Comment Hakadoche Baroukh Hou pourrait-Il nous épargner une si grave erreur ?

En réalité, la Torah nous enseigne qu’un simple mot mensonger, un colportage ou un jugement hâtif peut détruire la réputation d’un homme et équivaut, à son échelle, à une véritable mise à mort.

Mais la Torah de conclure : « Ki lo azdik racha » — si tu crains de faire fausse route et de tuer l’innocent, sache que Moi, Hakadoche Baroukh Hou, Je ne donnerai pas gain de cause au racha.

Ainsi, pour signe, tant que tu vois un Rav réussir sincèrement à ramener des juifs à la techouva et à les rapprocher de la Torah — quoi que fassent les colporteurs et les jaloux —, sache que la bénédiction divine repose sur son travail : fais-lui confiance et avance !

Mes amis, on entend plein de choses. Il y a plein de gens sceptiques à mourir dans la vie ! Entre nous, ces gens-là ont plein de problèmes… Mais vous savez c’est quoi leur plus grand problème ? C’est que malheureusement — et c’est un vrai travail pour eux —, ils n’ont pas la émouna en Hashem.

Oui, ils ne savent pas ce que c’est d’avoir la foi, la confiance en la Providence divine, la grandeur de l’homme, ou la berakha qu’Hashem donne à une personne valeureuse qui a un bon cœur pour bénir et soutenir chacun dans le Am Israël.

Bien entendu, tout doit être conforme à la Halakha. Mais qui est assez grand pour savoir ce qui se cache dans le cœur de ce Rav qui sacrifie sa vie pour la Torah, et dire qu’il le fait pour de l’argent ou pour des honneurs ?

C’est la raison pour laquelle, quand on est spectateur, il faut se poser une seule question : ce Rav me donne-t-il des outils pour grandir dans la Torah et les mitsvot, ou l’inverse ?

Si grâce à lui, vous voyez et vivez votre judaïsme avec plus de kedoucha et de compréhension : banco.

Si, pour vous, sa Torah vous amène vers le bas : passez votre chemin.

Alors, si ce Rav ne m’apporte rien, a-t-on le droit de le salir ? Est-ce qu’il ne vaut rien ?

Has vechalom ! Dans la vie, on ne parle jamais en mal de qui que ce soit. Il y a une différence de feeling chez chacun : pour toi son discours ne te parle pas, mais pour d’autres ça fait un effet positif, alors berakha !

À ce propos, vous avez remarqué ? Plus les grands rabbanim, les dayanim et les tsadikim — les vrais — prennent de l’âge, plus ils évoquent des notions simples, presque banales… Pourquoi ? N’ont-ils plus rien à dire ? Où sont passées les guematriot spectaculaires, les pirouettes oratoires et les exposés à couper le souffle ?

En réalité, lorsqu’ils étaient plus jeunes, ils étaient peut-être comme ça. Mais avec l’âge et la sagesse, ils ont compris quelque chose de puissant : on ne grandit pas grâce au spectaculaire, mais par la compréhension et la réflexion sur les choses simples et constantes du quotidien.

Des sujets fondamentaux comme la Emouna, la magie du Chabbat, l’importance d’un instant de Torah, le respect des parents ou encore la confiance en nos enfants…

Vous voulez vraiment savoir sur qui on a le droit de parler et d’avertir ses amis de s’éloigner d’un personnage ? Lorsque celui-ci nous dit explicitement d’enfreindre les paroles de la Torah. Dans ce cas, même s’il est faiseur de miracles, zéro tolérance nous dit la Torah !

Bon, alors pour faire court : mensonges ou vérité ? L’essentiel, c’est de voir ‘juste’, et de continuer nous-mêmes à grandir, chaque jour !

Édito

Hello les amis, Dites-moi… vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi j’ai intitulé mon site Dvar Matok ?

Eh bien figurez-vous qu’à l’époque, quand j’étais encore jeune 😂, mon oncle Y. me disait souvent lors de nos rencontres, en hébreu :

“Yech lekha eze Dvar Matok al haParacha?” — Tu as un petit Dvar Torah doux sur la Paracha ?

Alors voilà… il est là. Doux, agréable… et parfois même aigre-doux, dirais-je.

Oui, j’aime bien vous piquer un peu, vous surprendre, vous faire réfléchir autrement.

Allez, c’est reparti de plus belle.

À très vite, et n’hésitez pas à me laisser un feedback dans les commentaires ou par mail.

R. Yehouda

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